<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-2555036055132654824</id><updated>2011-07-08T05:59:59.947+02:00</updated><category term='réfugiés'/><category term='Droits de l&apos;Homme'/><category term='ONU'/><category term='Amnesty'/><category term='Iran'/><category term='femmes'/><category term='migrants'/><category term='Rama Yade'/><category term='homosexualité'/><category term='droit d&apos;asile'/><category term='Brice Hortefeux'/><title type='text'>BJHWorldCitizen</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://bjhworldcitizen.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2555036055132654824/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bjhworldcitizen.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Bernard Henry</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04993290841255680072</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_mMAq3CPkYkM/TCoHOyP42TI/AAAAAAAAACQ/GJ4s4xApAV0/S220/Profil+France+24.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>10</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2555036055132654824.post-8435561172473335220</id><published>2011-04-11T20:28:00.001+02:00</published><updated>2011-04-11T20:30:06.973+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;h2&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;(Première publication: ancien blog bjhworld.lesdemocrates.fr)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h2&gt;&lt;h2&gt;&lt;a href="http://bjhworld.lesdemocrates.fr/2009/04/21/1794-le-chant-du-depart/" rel="bookmark" title="Permanent Link to 1794, LE CHANT DU DEPART: QUAND LES DEPUTES ETAIENT LES DIEUX DE LA NATION"&gt;1794, LE CHANT DU DEPART: QUAND LES DEPUTES ETAIENT LES DIEUX DE LA NATION&lt;/a&gt;&lt;/h2&gt;     &lt;small&gt;2009/04/21&lt;/small&gt;&lt;br /&gt;                           &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;color: black"&gt;par Bernard Henry&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Il  y a peut-être des gens qui en rêvent, mais moi, franchement, dans la  France d’aujourd’hui, je n’aimerais pas du tout être un député. A  l’automne 2007, lorsque le Gouvernement s’est attaqué aux régimes  spéciaux de retraite, il a demandé aux parlementaires de «&lt;em&gt;faire un effort&lt;/em&gt;»  comme tout le monde, et, allez savoir pourquoi, cela a fait réagir les  élus de l’Assemblée Nationale, cette institution qui représente  historiquement la démocratie en France. Aujourd’hui, c’est l’absentéisme  des députés de ce Palais-Bourbon où ils ont pourtant été élus pour  siéger qui est montré du doigt. Est-ce là du contrôle démocratique ou  voyons-nous resurgir quelques démons poujadistes mal exorcisés, ceux de  l’antiparlementarisme qui avait été le carburant de l’extrême droite  immédiatement avant et après l’Occupation, celui-là même qui mouvait les  ennemis de la République le 13 mai 1958, lorsqu’ils ont failli  reconquérir ce que la fin du Régime de Vichy leur avait pris? En France,  le problème, c’est que le premier n’est jamais tout à fait exempt des  seconds, ce que la tradition des chansonniers, toujours prêts à  critiquer ces députés qui s’engueulent tout le temps et ne savent jamais  ce qu’ils veulent, n’est pas la dernière à prouver.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Alors,  pour cette affaire d’absentéisme, il y a bien sûr du pour et du contre.  D’aucuns affirmeront que les députés ont besoin d’être proches de leurs  électeurs, donc présents dans leur circonscription, et que, s’ils y  manquaient, cela leur serait reproché. Vrai. D’autres ajouteront que,  souvent, un député occupe une fonction supplémentaire, au niveau local,  départemental ou régional, et que, là encore, l’on lui en voudrait de  délaisser ce poste de proximité au profit des seuls arcanes du pouvoir à  Paris. Vrai là aussi. Enfin, nous dira-t-on, que doit faire un député  qui n’a pas totalement renoncé à son activité professionnelle? Etre  présent à l’Assemblée dès qu’il s’impose au risque de se mettre en  difficulté sur cet autre pan de sa vie? Cela tombe sous le sens. On  n’est pas en Angleterre ou aux Etats-Unis où un officiel élu doit se  consacrer entièrement à sa fonction.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Mais  l’on pourrait aussi dire que, justement, dans ces pays anglo-saxons aux  démocraties solides, on applique le principe du non-cumul des  mandats, «une personne, un poste», point final; avec ce système ici en  France, les députés, comme tous les autres élus, n’auraient qu’un seul  siège auquel se consacrer et ne seraient donc plus retenus ailleurs.  Dans le même temps, cela pourrait ouvrir la porte au danger inverse,  celui de voir un député qui ne pourrait plus être que cela suivre  l’exemple de certains de ses homologues britanniques qui, une fois élus,  ne s’intéressent plus qu’à ce qui se passe à Londres où se prennent les  décisions importantes, et qui ne retournent dans leurs circonscriptions  que pour se faire réélire; leurs homologues américains, eux, sont élus  pour seulement &lt;em&gt;deux ans&lt;/em&gt;, ce qui les oblige à être, selon une formule locale, «&lt;em&gt;en campagne permanente&lt;/em&gt;»,  et c’est peut-être là une chose saine pour la démocratie au bout du  compte. Ou alors, le député privé de tout autre poste pourrait ne  vouloir se faire élire que pour accéder le plus tôt possible à un poste  supérieur – sénateur ou ministre – une fois qu’il se sera fait  remarquer. L’on aurait alors l’excès inverse, celui d’un «surplus de  présence» à l’Assemblée, qui transformerait le moindre débat en pugilat.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Quoi  qu’il en soit, de deux maux il faut choisir le moindre, alors peut-être  les sanctions proposées contre les députés absentéistes par Guy  Carcassonne, membre du comité de réflexion sur la réforme des  institutions, sanctions consistant en des «&lt;em&gt;retenues sur salaire&lt;/em&gt;»,  sont-elles une solution intermédiaire acceptable. A condition, bien  sûr, de prévoir un mécanisme d’appel qui permettrait aux parlementaires  se sentant indûment punis de s’expliquer et de récupérer tout ou partie  de leur dû le cas échéant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Et  pourtant … Un authentique républicain, a fortiori bon démocrate, ne  peut que se sentir blessé, voire directement menacé, lorsque, sous  prétexte de demander des comptes aux élus du peuple comme il est naturel  dans toute démocratie, l’on en vient par trop à traiter les  parlementaires en ennemis héréditaires. Que l’on en aime ou non l’idée,  c’est la création d’un parlement démocratiquement élu et incarnant le  peuple qui a permis à la France de devenir une république, rompant avec  une tradition européenne séculaire de monarchie et créant un précédent  qui allait bouleverser l’histoire du monde.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Sous  la monarchie absolue voulue par Louis XIV, le roi est de droit divin et  a tous les pouvoirs, l’inventeur lui-même l’ayant résumé en cette  formule: «&lt;em&gt;L’Etat, c’est moi&lt;/em&gt;». Tout se fait par le Roi, rien ne  peut exister en dehors de ce principe. A l’été 1788, la situation  catastrophique de la France contraint Louis XVI, monarque intelligent  mais dépourvu de fermeté, à convoquer ce qui se nomme alors les &lt;em&gt;Etats Généraux&lt;/em&gt;,  assemblée élue de manière ponctuelle et où sont représentés les trois  ordres en lesquels se divise alors le pays – le clergé, la noblesse et  le Tiers Etat, ce dernier regroupant les roturiers, y compris les  bourgeois. Elus en janvier 1789 par les seuls hommes âgés de plus de  vingt-cinq ans et payant l’impôt, les députés sont convoqués pour le 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;  mai. Le 5 mai à Versailles, l’Hôtel des Menus Plaisirs accueille enfin  la première session des Etats Généraux, dans une salle baptisée pour la  circonstance Salle des Trois Ordres, ceux-ci y étant représentés par  1139 élus.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Très vite, la noblesse et le clergé tentent de tirer la couverture à eux, leur but étant bien sûr de sauver le &lt;em&gt;statu quo&lt;/em&gt;  qui garantit leurs privilèges. Refusant de céder, le Tiers Etat fait  front et affirme représenter à lui seul la Nation, rejoint en cela par  des membres des deux autres ordres, dont le Marquis de La Fayette, héros  de la guerre d’indépendance américaine. Les ordres éclatent, et c’est  une seule assemblée qui se forme sous le nom, proposé par l’Abbé Siéyès,  d’&lt;em&gt;Assemblée Nationale&lt;/em&gt;, mettant fin de fait au pouvoir royal  absolu. Furieux, Louis XVI fait fermer la Salle des Trois Ordres,  obligeant les élus à se replier sur une salle de «jeu de paume», dont  l’équivalent actuel serait un court de tennis en intérieur. C’est là que  naît vraiment le Parlement français tel que nous le connaissons  aujourd’hui; le 20 juin, les députés jurent de ne pas se séparer avant  d’avoir rédigé pour le pays, fait sans précédent à l’époque, une &lt;em&gt;Constitution&lt;/em&gt;. Se dotant ainsi du nom d’&lt;em&gt;Assemblée Nationale Constituante&lt;/em&gt;,  les députés décident qu’ils siégeront jusqu’au 3 septembre 1791 et  exerceront jusque là le pouvoir législatif. Le 23 juin, Louis XVI  ordonne la dispersion de l’Assemblée, mais lorsque l’ordre est intimé  aux élus de quitter leur enceinte, Mirabeau déclare, et la phrase à elle  seule résume tout l’esprit du parlementarisme en France: «&lt;em&gt;Nous sommes ici par la volonté du peuple et nous n’en sortirons que par la force des baïonnettes!&lt;/em&gt;»  Sans violence, la monarchie absolue s’est transformée en monarchie  constitutionnelle, la France étant désormais dirigée non plus par le  seul monarque mais par des députés élus par les Français eux-mêmes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Le  14 juillet, le peuple prend d’assaut le symbole de l’arbitraire royal –  la prison de La Bastille à Paris, marquant ainsi la fin définitive de  la monarchie absolue. Le 4 août, l’Assemblée Nationale vote l’abolition  des privilèges, signant ainsi l’arrêt de mort des ordres, et enfin, le  26 août, elle dote la France d’un texte qui revêtira bientôt une portée  universelle, la &lt;em&gt;Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen&lt;/em&gt;,  qui a encore aujourd’hui valeur constitutionnelle, à savoir qu’elle est  revêtue de la même autorité que la Constitution, descendante de celle  dont les députés des ex-Etats Généraux avaient juré dans leur salle de  sport qu’ils la donneraient à la France coûte que coûte.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Et le 3 septembre 1791, la première Constitution est en effet promulguée, qui fait de Louis XVI le «&lt;em&gt;roi des Français&lt;/em&gt;», et non plus le &lt;em&gt;roi de France&lt;/em&gt;, car il ne l’est plus de droit divin mais en représentation du peuple. Désormais, l’incarnation de l’Etat est la &lt;em&gt;Nation&lt;/em&gt;,  la maison commune des Français. Rallié dans un premier temps à cette  constitution qui limite ses pouvoirs de manière considérable, Louis XVI  va pourtant tenter en juin 1791 de gagner l’étranger, cependant que les  monarchies européennes assaillent la Révolution et partir ne peut  qu’être considéré comme une trahison, si le Roi et son équipage se font  prendre, risque que Louis XVI ne pèse pas suffisamment. Et c’est en  effet ce qui se produit, à Varennes-en-Argonne, le 21 juin, où la  famille royale est arrêtée et ramenée à Paris en application d’un décret  de l’Assemblée. Dès lors, les députés comprennent qu’il ne leur est  plus possible de faire confiance au Roi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Le 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; octobre 1791, l’&lt;em&gt;Assemblée Nationale Législative&lt;/em&gt; a succédé, en vertu de la Constitution, à l’Assemblée Nationale Constituante, et le 21 septembre 1792, c’est la &lt;em&gt;Convention nationale&lt;/em&gt; qui lui succède à son tour. Aussitôt, celle-ci proclame que «&lt;em&gt;la royauté est abolie en France&lt;/em&gt;» et que «&lt;em&gt;l’An I de la République française&lt;/em&gt;»  commencera le lendemain. Suspendu le 10 août 1792 par l’Assemblée  Nationale Législative, Louis XVI se voit donc définitivement déposé le  mois suivant, privé de tous ses titres et désormais connu sous le seul  nom de «Louis Capet», en référence à Hugues Capet qui avait engendré la  dynastie des Capétiens. C’est ainsi que «Louis Capet» est traduit devant  la Convention nationale, qui s’est elle-même instituée en tribunal,  pour «&lt;em&gt;conspiration contre la liberté publique et la sûreté générale de l’Etat&lt;/em&gt;».  Déclaré coupable le 15 janvier 1793 par 707 voix sur 718 votants, il  est condamné à mort trois jours plus tard et exécuté le 21 janvier Place  de la Révolution, anciennement Place Louis XV et aujourd’hui Place de  la Concorde.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Affirmation  voulue et résolue du pouvoir populaire, le Parlement s’était fait  régicide. C’était un Parlement de guerre, celui d’un peuple qui devait à  présent verser son sang devant les armées étrangères pour défendre la  liberté qu’il avait saisie des mains du souverain, et, dans ces  circonstances, être un député était rien moins qu’un acte de guerre en  soi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;A  l’époque, il n’y a pas de médias. Oui, des journaux, mais une infime  partie de la population sait lire. Ce que l’on veut transmettre au plus  grand nombre, on doit le mettre en &lt;em&gt;chanson&lt;/em&gt;, art populaire mêlant la musique et la poésie toutes deux inaccessibles au peuple, et la Révolution l’a bien compris. «&lt;em&gt;Ah, ça ira, ça ira&lt;/em&gt;», «&lt;em&gt;Il pleut, il pleut, bergère&lt;/em&gt;»  sur Marie-Antoinette dite «l’Autrichienne» et ses moutons, ça chante  chez les sans-culottes. Et la guerre aussi, on la chante. On pense bien  sûr au Chant des Volontaires de l’Armée du Rhin, volontaires &lt;em&gt;marseillais&lt;/em&gt; qui vont donner son nom définitif à leur hymne entraînant, devenu le nôtre, la &lt;em&gt;Marseillaise&lt;/em&gt;.  Mais les guerriers de la Révolution vont aussi se doter d’un autre  hymne, aujourd’hui relativement tombé en désuétude mais qui, pour toute  une génération, a porté l’espoir de voir la Révolution survivre à ses  assaillants et s’exporter ailleurs en Europe pour donner aux peuples  soumis à des monarques absolus la même liberté qu’aux Français. Composé  par Etienne Nicolas Méhul et écrit par Marie-Joseph Chénier, cet hymne  porte le nom sans équivoque d’&lt;em&gt;Hymne à la Liberté&lt;/em&gt;, mais il passera à la postérité sous un autre titre – le &lt;em&gt;Chant du Départ&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;En  dépit de ce nom, que Robespierre préférait à l’original, et malgré ce  qui semblerait de prime abord une évidence, ce n’est pas un chant que  les Guerriers – et non les &lt;em&gt;soldats&lt;/em&gt;, terme réservé aux membres  des armées royales qui, contre une «solde», faisaient la seule volonté  du souverain, cependant qu’un Guerrier est un citoyen, &lt;em&gt;conscrit&lt;/em&gt;,  et c’est une première dans l’histoire, pour aller défendre la  République – reprennent en chœur en marchant sur les routes de France  vers les batailles qui les attendent. Comme la &lt;em&gt;Marseillaise&lt;/em&gt; à l’origine, &lt;em&gt;Le Chant du Départ&lt;/em&gt;  est un tableau musical, que l’on chante lors de rassemblements  solennels qui regroupent toutes les composantes de la population, venues  chanter unanimement leur soutien aux Guerriers, eux-mêmes représentés.  Respectant cette règle, le &lt;em&gt;Chant du Départ&lt;/em&gt; fait intervenir six catégories de population en dehors des Guerriers proprement dits.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Ce que l’on en connaît le mieux, notamment ceux qui se souviennent de l’éphémère et bien opportuniste télé-réalité &lt;em&gt;Le Pensionnat de Chavagnes&lt;/em&gt;  sur M6, où les «élèves» ramenés cinquante ans en arrière devaient  l’apprendre par cœur, ce sont le premier couplet et le refrain:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot&amp;quot;;"&gt;La victoire en chantant&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Nous ouvre la barrière,&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;La Liberté guide nos pas.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Et du Nord au Midi,&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;La trompette guerrière&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;A sonné l’heure des combats.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Tremblez, ennemis de la France,&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Rois ivres de sang et d’orgueil!&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Le Peuple souverain s’avance;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Tyrans descendez au cercueil.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;La République nous appelle,&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Sachons vaincre ou sachons périr,&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Un Français doit vivre pour Elle,&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Pour Elle un Français doit mourir!&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Le refrain, où la République est déifiée du fait de la majuscule par laquelle commence le pronom «&lt;em&gt;Elle&lt;/em&gt;»  qui la désigne, est chanté par les Guerriers, ouvrant ainsi la marche à  toutes les autres catégories de la société venues soutenir leurs  combattants. Quant au premier couplet, il est interprété par nul autre  qu’un député de l’Assemblée.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Puis  c’est une femme qui vient chanter, chanter que les mères de famille ne  pleureront pas pour leurs fils, car ceux-ci doivent gagner la bataille y  compris si cela doit amener leurs mères à renoncer à l’être, au profit  de celle à qui ils doivent la vie mais aussi, s’il le faut, la mort – la  France:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;[…]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Nous vous avons donné la vie,&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Guerriers, elle n’est plus à vous;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Tous vos jours sont à la patrie:&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Elle est votre mère avant nous.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Deux  hommes âgés, dits «vieillards», répondent qu’ils désirent attendre que  leurs fils aient vaincu les armées ennemies pour s’éteindre:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;[…]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Rapportant sous la chaumière&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Des blessures et des vertus,&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Venez fermer notre paupière&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Quand les tyrans ne seront plus.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Même les enfants sont amenés à chanter. Toute la Nation, &lt;em&gt;toute&lt;/em&gt;,  doit être derrière les Guerriers, même ceux qui ne devraient  normalement pas entendre parler de la guerre mais qui, dans l’optique  d’une guerre longue et pour assurer la survie de la Révolution, doivent  dès leur plus jeune âge se préparer à la défendre un jour à leur tour.  Ils ont pour cela deux exemples à leur disposition, celui de Joseph  Barra, âgé de douze ans, tué par des royalistes vendéens pour avoir crié  «&lt;em&gt;Vive la République!&lt;/em&gt;», et celui de Joseph Agricol Viala, abattu d’une balle à treize ans par un soldat ennemi et dont les derniers mots furent «&lt;em&gt;Je meurs, mais c’est pour la Liberté!&lt;/em&gt;». Et ils chantent, en hommage à l’un et l’autre:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;De Barra, de Viala le sort nous fait envie,&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Ils sont morts, mais ils ont vaincu.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Le lâche accablé d’ans n’a point connu la vie,&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Qui meurt pour le peuple a vécu. &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;[…]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Après  les fils des Guerriers, c’est le tour de leurs épouses, qui se  réjouissent de les voir partir au combat et les espèrent de retour  victorieux. Mais, dans le pire des cas, poursuivent-elles, elles sont  aussi prêtes à devenir les glorieuses veuves des martyrs:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;[…]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Si le temple de mémoire&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;S’ouvrait à vos mânes vainqueurs,&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Nos voix chanterons votre gloire,&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Nos flancs porteront vos vengeurs.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Les  dernières à s’adresser aux Guerriers sont les jeunes filles, les  adolescentes non mariées. Pour faire d’elles leurs épouses,  déclarent-elles, les Guerriers devront s’être montrés braves sur le  champ de bataille, tout comme les femmes déjà mariées demandent que  leurs époux le soient:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;[…]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Si, pour s’unir un jour à notre destinée,&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Les citoyens forment des vœux,&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Qu’ils reviennent dans nos murailles&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Beaux de gloire et de liberté,&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Et que leur sang, dans les batailles,&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Ait coulé pour l’égalité.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Enfin,  trois Guerriers s’avancent. En réponse à la Nation qui leur demande de  vaincre ou de mourir, rien de moins, ils répondent par un serment  solennel de victoire:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Sur le fer devant Dieu, nous jurons à nos pères,&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;À nos épouses, à nos sœurs,&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;À nos représentants, à nos fils, à nos mères,&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;D’anéantir les oppresseurs;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;En tous lieux, dans la nuit profonde,&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Plongeant l’infâme royauté,&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Les Français donneront au monde&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Et la paix et la liberté.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Puis  c’est l’ultime refrain, qui clôt le tableau musical. Les Guerriers,  ainsi bénis par la République, sont prêts à partir au combat, en revenir  n’étant guère, on l’aura compris, ce qui les soucie le plus.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Dans ce dernier couplet, l’on ne peut qu’être doublement frappé. Tout d’abord, «&lt;em&gt;devant Dieu&lt;/em&gt;»,  dans un régime révolutionnaire qui honnissait l’Eglise et avait  proclamé le culte de l’Etre suprême, on se demande ce que ça fait là.  C’est oublier que nous sommes en 1794, et que, l’année précédente,  l’agitation royaliste liée à l’obligation faite aux prêtres de jurer  allégeance à la République est passée par là. On doit unir la Nation, et  si l’Eglise a été abattue en tant qu’ordre de l’Ancien Régime, on ne  peut pas passer à côté des croyants sauf à risquer de leur faire  regretter Louis XVI. Ensuite, incontournable, «&lt;em&gt;A nos représentants&lt;/em&gt;»,  mis sur le même plan que les pères, les mères, les sœurs, les épouses,  les fils, en un mot, tout ce qu’un homme partant au combat peut avoir de  plus sacré. Quelqu’un de notre époque ne peut qu’avoir un certain mal à  le comprendre. Or, c’est bien pour le Parlement que l’on va mourir,  peut-être, ce Parlement qui représente le pouvoir du peuple et  l’intégrité de la Nation face aux monarchies étrangères déterminées à  l’abattre. En un mot comme en cent, et aussi inconcevable que cela  puisse paraître de nos jours, lorsque le &lt;em&gt;Chant du Départ&lt;/em&gt;  servait selon son nom, les députés étaient les dieux de la Nation, des  dieux vivants pour lesquels on se serait sacrifié tout comme pour ceux  qui portent notre sang ou celles qui partagent notre lit.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Mourir  pour son député … Aujourd’hui, s’il y avait encore des conscrits et que  l’on tentait de leur enseigner cette notion, ça les rendrait «LOL  grave», les &lt;em&gt;d’jeuns&lt;/em&gt;! Après tout, les députés, c’est tous des  pourris, qui se font élire et se foutent complètement de nous après, qui  magouillent à droite comme à gauche! Alors, déjà, aller se faire ch…  pendant dix mois dans une caserne, c’est pas marrant, mais en plus,  apprendre qu’on fait ça pour les députés, faut quand même pas déconner!  Il y a de la réforme bidon ou de l’objection de conscience dans l’air,  là!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Et  pourtant, et pourtant … C’est bien pour cette cause, qui peut paraître  si absurde aujourd’hui, que les soldats de Valmy et autres célèbres  batailles révolutionnaires ont combattu, la cause du gouvernement «&lt;em&gt;du peuple, par le peuple et pour le peuple&lt;/em&gt;»,  comme le dit l’Article 2 de la Constitution actuelle. A l’époque, un  roi, c’était forcément un tyran, les monarchies constitutionnelles  d’aujourd’hui étant loin d’exister et même la Grande-Bretagne, pourtant  pays précurseur en la matière, ayant pléthore de lois démocratiques sur  le papier mais ne pouvant guère pavoiser s’agissant des bénéfices que le  peuple en retire dans les faits.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Il  en sera ainsi jusqu’à ce que l’on peut appeler la fin effective de la  Révolution, du moins en ce qui concerne la notion contemporaine de  Parlement. Le 9 novembre 1799, soit le 18 Brumaire An VIII, débute un  coup d’Etat qui va mettre fin en quarante-huit heures à l’activité de la  représentation nationale, laquelle consiste à l’époque en un Conseil  des Cinq-Cents, descendant de l’Assemblée Nationale née dans la salle du  jeu de paume à Versailles, et en un &lt;em&gt;Conseil des Anciens&lt;/em&gt;, créé en 1795 et qui est l’ancêtre de notre Sénat. Au parlementarisme va succéder un régime autoritaire, le &lt;em&gt;Consulat&lt;/em&gt;,  dirigé par trois hommes parmi lesquels un seul comptera toutefois – le  Premier Consul, à savoir, le Général Napoléon Bonaparte. En 1804,  celui-ci se fera couronner Empereur des Français, le premier du genre,  sous le nom de Napoléon Ier.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Pendant dix ans, à la tête de ses armées, Napoléon Ier, qui institue le &lt;em&gt;Chant du Départ&lt;/em&gt; comme hymne impérial de préférence à la &lt;em&gt;Marseillaise&lt;/em&gt;, prendra au pied de la lettre les deux derniers vers du dernier couplet, «&lt;em&gt;Les Français donneront au monde / Et la paix et la liberté&lt;/em&gt;»,  et entreprendra d’exporter à l’étranger la Révolution à laquelle il  avait lui-même mis fin en France, ce avec l’insuccès que l’on lui sait.  Vaincu à Waterloo en 1815, Napoléon Ier abdique et mourra six ans plus  tard en exil dans l’Ile de Sainte-Hélène, laissant une France exsangue  retourner vers une royauté qui, à défaut de rétablir l’absolutisme, n’a  que faire d’un Parlement. Il en sera ainsi pendant trente-trois ans,  pendant lesquels se succéderont les rois Louis XVIII, Charles X et  Louis-Philippe Ier, seul le premier n’ayant pas été renversé par un  soulèvement populaire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;En  1848, année de la proclamation de la Deuxième République et de  l’élection d’une «Assemblée nationale constituante», bien sûr en  référence directe à celle de 1789, la France élit son premier &lt;em&gt;Président de la République&lt;/em&gt;  en la personne de Louis-Napoléon Bonaparte, neveu de Napoléon Ier, qui  va hélas suivre on ne peut plus fidèlement les traces de son oncle.  D’abord en fomentant en 1851 un coup d’Etat qui lui conférera les pleins  pouvoirs, puis en se faisant couronner en 1852 Empereur des Français  sous le nom de Napoléon III, et enfin, en voyant son Empire s’effondrer  après la défaite militaire de Sedan en 1870. Dans la foulée, une France  minée par une guerre perdue contre l’Empire d’Allemagne naissant revient  enfin à la République, Troisième du nom, et parlementaire comme la  tradition l’exige, république avec laquelle la France finira le  dix-neuvième siècle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Et  tout au long du vingtième siècle, le premier de l’histoire où la France  ne connaîtra aucune forme de monarchie, le Parlement va s’inscrire au  cœur de la vie politique, que ce soit ou non de manière flatteuse. Le 6  février 1934, les ligues d’extrême droite déterminées à renverser «la  gueuse», du surnom péjoratif que les royalistes adeptes de Charles  Maurras donnent à la République, auraient pris, sans l’intervention des  forces de l’ordre, cette Chambre des Députés qui symbolisait pour eux la  faiblesse de la démocratie, le pouvoir des conspirateurs juifs et  maçonniques, ainsi que, voire surtout, la libre parole donnée aux félons  communistes. Six ans et demi plus tard, avec la défaite face aux armées  hitlériennes et l’avènement de Vichy, ils seront satisfaits. Mais à la  veille de son entrée en France pour guider ses troupes vers Paris et la  Libération du territoire national, le Général de Gaulle aura lui aussi  édicté, depuis Alger, le rôle qu’il entend donner à un Parlement  républicain restauré. Le 21 avril, une ordonnance du Gouvernement  Provisoire accorde le droit de vote aux femmes. Après le fascisme,  l’égalité première qui manquait en termes électoraux, celle des sexes,  venait du Parlement, celui d’une Quatrième République à venir qui  ressemblerait toutefois, hélas, par trop à la Troisième.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Même  instabilité gouvernementale, certains cabinets ne durant pas plus de  quarante-huit heures. Une situation de guerre froide dans laquelle une  France ralliée aux Etats-Unis, mais où le Parti communiste rêvant à  l’URSS était l’opposition quasi officielle, se voyait fragilisée face  aux deux grands. Et surtout, une extrême droite qui avait fini par  refaire surface après l’épuration, se reconstituant en des mouvements  divers et variés mais qui avaient trouvé une sainte cause commune en la  guerre d’Algérie, menace à l’intégrité territoriale de la France s’il en  était, et qui appelait du fait un véritable gouvernement fort qui  materait ces foutus bicots et leurs copains les cocos. Et le 13 mai  1958, Alger connaît «son» 6 février 1934, avec une manifestation dont  découle la création d’un «Comité de salut public» présidé par le Général  Jacques Massu.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Dans  le même temps, une partie de l’armée déclenche, depuis l’Algérie là  encore, une «Opération Résurrection», dont le but n’est autre que de  prendre Paris par la force et installer au pouvoir nul autre que le  Général de Gaulle, renvoyé dans ses foyers par les Français en 1946 et  en lequel les Pieds-Noirs voient l’homme providentiel qui leur garantira  une éternelle Algérie française. Le 29, René Coty, Président de la  République, charge le Général de Gaulle de former un gouvernement,  lequel présidera à l’adoption d’une nouvelle Constitution. Adoptée le 28  septembre 1958, celle-ci rompt avec la tradition purement parlementaire  de la France en instaurant un exécutif fort, tout en accordant dans le  même temps au Parlement plus encore de pouvoirs qu’il n’en réclamait.  Dès lors, le système est fixé, et le Parlement contribuera en tout et  pour tout à «faire» ou «défaire» les gouvernements.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Mais il va aussi sceller, dans un premier temps, le sort des Algériens. «&lt;em&gt;La France de Dunkerque à Tamarasset&lt;/em&gt;»,  proclamait le Général de Gaulle pour qui, au départ, l’égalité totale  de droits entre Pieds-Noirs et «Musulmans», terme fallacieux désignant  les indigènes arabes et kabyles de l’Algérie, était la seule solution.  Le seul hic, en dehors d’une guerre qui avait fait de la France un paria  au niveau mondial, c’était que, comme le Général l’avait compris au  bout du compte, si l’Algérie restait française, la moitié des sièges de  l’Assemblée Nationale lui reviendraient, au vu de son importante  population. Cela voulait dire, immanquablement, l’élection comme députés  de membres de ces mouvements d’extrême droite qui détestaient le chef  de l’Etat, ces mêmes mouvements qui inspirèrent plus tard l’attentat du  Petit-Clamart contre le Général de Gaulle en août 1962. Alors, en mars  de ladite année, les Accords d’Evian consacrent finalement  l’indépendance de l’Algérie, et le Parlement français restera finalement  tel qu’il est. Il «fera» ou «défera» les gouvernements, mais cette  extrême droite qui le hait tant, de même qu’elle hait le Général de  Gaulle pour sa trahison en Algérie, n’en a pas fini avec lui.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;En  1967 et 1968, contesté par l’opinion publique, le Général de Gaulle est  confirmé par deux fois aux urnes après la victoire de ses partisans aux  législatives, seul le référendum de 1969 le poussant au départ. En  1986, François Mitterrand, adversaire juré du Général et pourfendeur du  système de pouvoir personnel qu’avait selon lui instauré celui-ci, mais  qui s’y installe en 1981 et ne le modifie que très peu car il semble s’y  trouver bien tout compte fait, instaure la proportionnelle pour des  législatives qu’il sait perdues d’avance pour son camp; si une majorité  de droite RPR-UDF s’installe en effet, le Parti Socialiste conserve le  plus grand groupe de l’Assemblée, laquelle voit apparaître aussi, pour  la première fois depuis 1958, un groupe d’extrême droite, celui du Front  national, mené par Jean-Marie Le Pen qui remporte deux ans plus tard  14.5% des voix à l’élection présidentielle après deux ans de  «cohabitation» entre François Mitterrand et Jacques Chirac. En 1993, les  législatives de mars aboutissent à une assemblée quasi monolithique, où  l’alliance RPR-UDF dispose de plus des quatre-cinquièmes des sièges et  ouvre la voie à une nouvelle et âpre cohabitation, cette fois entre un  François Mitterrand rongé par le cancer et un Edouard Balladur arrogant  qui, bien que le niant publiquement, ne s’intéresse qu’à la  présidentielle de 1995. Il y sera bien candidat, mais éliminé dès le  premier tour.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;En  1997, Jacques Chirac, élu deux ans plus tôt lors de sa troisième  tentative mais qui a réussi à se mettre à dos la France entière en ne  tenant pas ses promesses, tente un coup de poker – sur le conseil de son  Secrétaire Général de l’Elysée, Dominique de Villepin – en dissolvant  une Assemblée qui lui est pourtant acquise. Il échoue, la gauche emmenée  par Lionel Jospin revenant au pouvoir, et ce sont cinq ans de  cohabitation qui, pour la troisième fois, vont voir progresser une  extrême droite devenue pour beaucoup de Français le seul moyen de  contester le système, jusqu’à se mettre en 2002 en position de  reconquérir le pouvoir, cette fois par les urnes, pour la première fois  depuis 1944. Défaite cuisante pour Jean-Marie Le Pen au bout du compte,  et, avec l’entrée en vigueur du quinquennat, les législatives coïncident  désormais avec les présidentielles, rendant impossible toute  cohabitation, et le Parlement joue le rôle le plus classique qui lui ait  jamais été dévolu dans l’histoire. Non sans que la «dichotomie  française» entre parlementarisme et extrême droite ne soit apparue dans  toute son ampleur pendant les trois septennats marqués par la  cohabitation. Au temps pour un système hybride au demeurant adopté par  la Russie après la fin de l’URSS en 1992, mais qui n’a jusqu’ici pas  permis au pays de rompre avec sa tradition autoritaire héritée des  Tsars, Moscou semblant même prendre à présent le chemin du retour à  celle-ci.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;C’est  loin, 1789. Pas moins de deux cent vingt ans ont passé depuis, ce qui  est plus que suffisant pour noyer une révolution dans l’oubli.  Aujourd’hui, les députés ne sont plus depuis longtemps les dieux de la  nation. Dans cette Cinquième République, deux Présidents se sont  distingués plus que les autres et font l’objet d’un culte longtemps  après leur mort – le Général de Gaulle et François Mitterrand,  irréductibles adversaires unis dans la postérité. Dans les années  Mitterrand, des scandales à répétition impliquant des parlementaires ont  flétri l’aura déjà bien évaporée de la représentation nationale,  auparavant mise à mal par un gaullisme nostalgique du père fondateur et  exaltant le règne bienveillant de l’homme providentiel par opposition au  tumulte agaçant d’un Parlement dont les membres ne représentent, pour  citer le Général lui-même, que «&lt;em&gt;le régime déplorable des partis&lt;/em&gt;».  En fait de dieux, les parlementaires n’ont pas manqué de devenir des  «anges déchus» à la Milton, si ce n’est des tenanciers de l’enfer, sinon  sur terre, du moins en France.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;De  nos jours, sous le sixième Président de la Cinquième République, le  Parlement n’est pas vraiment mis à l’honneur non plus, dans le contexte  d’une présidence placée sous le seul signe de son titulaire. Il ne faut  rien exagérer, on n’est pas dans l’application de l’Article 16 de la  Constitution qui confie les pleins pouvoir au Président de la  République, et selon lequel, si «&lt;em&gt;le Parlement se réunit de plein droit&lt;/em&gt;»,  il n’a plus de rôle que consultatif – situation que Jean-Marie Le Pen  appelait de ses vœux dans les années 1980 sous le vocable de «&lt;em&gt;dictature à la romaine&lt;/em&gt;».  Dans la France d’aujourd’hui, l’ordre constitutionnel est respecté,  tout fonctionne normalement. Mais l’esprit de la démocratie tel  qu’hérité de la Révolution est-il toujours présent?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;amp;quot"&gt;Il  ne l’est que quand le Parlement, outre les pouvoirs qui doivent être  les siens au sein de la République, reçoit des citoyens quelque chose  qu’aucun texte de loi ne peut lui procurer – le &lt;em&gt;respect&lt;/em&gt;. Depuis la fin de la monarchie absolue, depuis la fin du «&lt;em&gt;L’Etat, c’est moi&lt;/em&gt;»,  l’Etat, c’est nous tous, c’est le citoyen pris isolément ainsi qu’en  synergie avec les autres. Le Parlement est ce que nous le faisons, quand  nous votons pour élire celles et ceux qui y siégeront, alors, si  quelque chose fonctionne mal, accabler les parlementaires, c’est nous  accabler nous-mêmes. Nous n’avons plus de nos jours à jurer «&lt;em&gt;à nos représentants&lt;/em&gt;»  de mourir pour eux comme pour nos familles si besoin est. Mais si l’on  pouvait déjà, sans aller jusqu’à les déifier, leur témoigner notre  respect pour l’institution qu’ils composent, leur dire que, si nous  sommes exigeants avec eux, c’est parce que notre démocratie est entre  leurs mains, et non pas parce que nous les soupçonnons de n’avoir pour  but dès le départ que d’en abuser, l’atmosphère démocratique en France  serait sans doute bien plus respirable. Que l’on rappelle à l’ordre ceux  qui négligent leur devoir, cela ne leur fera pas de mal – mais que l’on  se souvienne dans le même temps que, sans députés ou avec un Parlement  sans pouvoir, la France ne peut connaître que le règne d’un seul homme,  et dans ce domaine, elle a déjà bien assez donné comme ça.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2555036055132654824-8435561172473335220?l=bjhworldcitizen.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bjhworldcitizen.blogspot.com/feeds/8435561172473335220/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bjhworldcitizen.blogspot.com/2011/04/premiere-publication-ancien-blog.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2555036055132654824/posts/default/8435561172473335220'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2555036055132654824/posts/default/8435561172473335220'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bjhworldcitizen.blogspot.com/2011/04/premiere-publication-ancien-blog.html' title=''/><author><name>Bernard Henry</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04993290841255680072</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_mMAq3CPkYkM/TCoHOyP42TI/AAAAAAAAACQ/GJ4s4xApAV0/S220/Profil+France+24.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2555036055132654824.post-1277668777200846401</id><published>2010-06-29T16:27:00.004+02:00</published><updated>2010-06-29T16:40:43.355+02:00</updated><title type='text'>Les Citoyens du Monde et les Droits de l’Homme: La révolte silencieuse</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: center; color: rgb(0, 0, 0);font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Les Citoyens du Monde&lt;br /&gt;et les Droits de l’Homme:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La révolte silencieuse&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Par Bernard Henry&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:times new roman;" &gt;(TRADUIT DE L’ANGLAIS&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:times new roman;" &gt;Titre original: «World Citizens and Human Rights: The Silent Rebellion»)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«PROCLAMEZ QUE LA LIBERTE REGNE SUR LE MONDE ENTIER ET QU’ELLE APPARTIENT A TOUS SES HABITANTS». Cette phrase du &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: times new roman;"&gt;Lévitique&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt; (25:10), composante de la Torah chez les Juifs et du Nouveau Testament – la première moitié de la Bible – chez les Chrétiens, résume plutôt bien, quelle que soit la religion dont l’on est adepte, ce que les Droits de l’Homme sont censés vouloir dire pour quelqu’un qui se considère Citoyen(ne) du Monde.&lt;/span&gt;&lt;o:p style="font-family: times new roman;"&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:times new roman;font-size:85%;"  &gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jusqu’à récemment, lorsque vous vous proclamiez « citoyen du monde », votre gouvernement national le prenait comme une déclaration de guerre. Même dans une démocratie, affirmer haut et fort que votre appartenance à la race humaine, par-delà les frontières nationales créées par l’homme, a plus de valeur pour vous que votre citoyenneté d’un seul Etat-nation et que, en tant qu’être humain, vous possédez en outre certains droits inaliénables, vous faisait apparaître comme en révolte contre le système en lui-même, là où vous ne faisiez que revendiquer votre humanité et les droits qui vont avec.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="color: rgb(0, 0, 0); text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0); font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0); font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="color: rgb(0, 0, 0); text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0); font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0); font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="color: rgb(0, 0, 0); text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0); font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0); font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="color: rgb(0, 0, 0); text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0); font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0); font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="color: rgb(0, 0, 0); text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0); font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0); font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="color: rgb(0, 0, 0); text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0); font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0); font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="color: rgb(0, 0, 0); text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0); font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0); font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="color: rgb(0, 0, 0); text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0); font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0); font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="color: rgb(0, 0, 0); text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0); font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0); font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="color: rgb(0, 0, 0); text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0); font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0); font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="color: rgb(0, 0, 0); text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0); font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0); font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="color: rgb(0, 0, 0); text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0); font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0); font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="color: rgb(0, 0, 0); text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0); font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0); font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="color: rgb(0, 0, 0); text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0); font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0); font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="color: rgb(0, 0, 0); text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0); font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0); font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="color: rgb(0, 0, 0); text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0); font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0); font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0); font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="color: rgb(0, 0, 0); text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style="" lang="EN-US"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0); font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0); font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="color: rgb(0, 0, 0); text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0); font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0); font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="color: rgb(0, 0, 0); text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0); font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0); font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="color: rgb(0, 0, 0); text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0); font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0); font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="color: rgb(0, 0, 0); text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0); font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0); font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="color: rgb(0, 0, 0); text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0); font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="color: rgb(0, 0, 0); text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Trois tendances majeures de revendications conjointes en matière de Droits de l’Homme et de citoyenneté mondiale peuvent être dégagées dans l’histoire, en tout cas celle antérieure à la première tentative de création d’une organisation politique mondiale – la Société des Nations, créée en 1919 et dont la vie n’a duré en tout et pour tout que les vingt ans qui séparent la fin de la Première Guerre Mondiale du début de la Seconde.&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="color: rgb(0, 0, 0); text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Dans l’Antiquité&lt;/i&gt;, &lt;/b&gt;vers -1450, les Hébreux ont fui leur condition d’esclaves du Pharaon d’Egypte pour trouver une Terre Promise à laquelle leur Dieu unique, par opposition à la religion polythéiste des Egyptiens, les mènerait par l’entremise de son prophète désigné, Moïse. C’est là ce qui jeta les bases d’une foi juive en le refus du pouvoir terrestre arbitraire et en la conduite fraternelle de l’homme envers son semblable. Après qu’un millénaire se fut écoulé, la Grèce était devenue un phare de la civilisation dans le Bassin méditerranéen, sous le règne de Périclès à Athènes et avec des philosophes de premier ordre comme Protagoras, qui déclara l’homme « &lt;i&gt;mesure de toutes choses&lt;/i&gt; », et Socrate, qui affirma qu’il était « &lt;i&gt;un citoyen non d’Athènes, ni de la Grèce, mais du monde entier&lt;/i&gt; ».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="color: rgb(0, 0, 0); text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Pendant et après la Renaissance&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;, un certain nombre d’ecclésiastiques, d’universitaires et de juristes en vinrent à remettre en question la « cité chrétienne » qui avait été le modèle de société de l’Europe à travers le Moyen Age, mettant en avant l’idée que désormais, en lieu et place, le monde avait besoin d’être dirigé par le droit. Parmi eux figuraient Alberico Gentili, professeur de droit à Oxford, ainsi que le théologien Francisco de Vitoria, le juriste Richard Zouche et, au-dessus de tous ceux-ci, le Néerlandais Hugo de Groot, plus connu sous le nom de Grotius. Diplomate et universitaire, Grotius publia en 1625 &lt;i&gt;De la loi de la Guerre et de la Paix&lt;/i&gt;, traité qui fait de lui à bien des égards le père du droit international contemporain. La marche vers l’Etat de droit pour remplacer la cité chrétienne atteignit son paroxysme en 1648, lorsque la Paix de Westphalie mit fin à la Guerre de Trente Ans, conflit dont les racines étaient principalement de nature religieuse, ce par une série de traités qui instaurèrent le principe du &lt;i&gt;pacta sunt servanda&lt;/i&gt; (en latin, « les traités ont vocation à être respectés »), la souveraineté de toutes les nations et, pour la première fois dans l’histoire, le droit à la liberté de religion. Plus tard dans le courant du dix-septième siècle, Grotius allait inspirer plusieurs plans de « paix universelle », tels que ceux proposés par le prêtre et professeur de mathématiques français Emeric Crucé et le philosophe quaker anglais William Penn, qui fut par ailleurs le fondateur de l’actuel Etat américain de Pennsylvanie.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="color: rgb(0, 0, 0); text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;A la fin du dix-huitième siècle&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;, la Guerre d’Indépendance américaine fut menée, selon les camps, pour défendre ou anéantir une Constitution adoptée démocratiquement et comprenant de manière formelle une Déclaration des Droits, ce qui fut aussi le cas de la Révolution française, inspirée par les écrits des penseurs des Lumières tels Voltaire, Rousseau et bien d’autres en France ou, de l’autre côté du Rhin, l’Allemand Immanuel Kant qui, dans son ouvrage de 1795 intitulé &lt;i&gt;Essai philosophique sur la Paix perpétuelle&lt;/i&gt;, appelait à la création d’une « société des nations » pour diriger le monde par le droit, introduisant un concept totalement nouveau à l’époque en philosophie européenne – le &lt;i&gt;weltburger&lt;/i&gt;, ou littéralement en allemand, « citoyen du monde ». Le ton était donné pour les aspirations révolutionnaires à venir, et le dix-neuvième siècle s’avérerait justement être, en toute bonne logique, le moment rêvé pour les révolutions, que ce soit en Europe, en Afrique, en Amérique du Sud ou en Asie.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="color: rgb(0, 0, 0); text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;En 1815, toutefois, ce fut le très diplomatique Congrès de Vienne, tenu juste après la fin des guerres napoléoniennes, qui jeta les bases du premier ordre mondial consensuel de toute l’histoire. Exigeant l’abolition définitive de l’esclavage dans chaque pays, Vienne ouvrit la voie à un siècle de changements rapides dans la communication, les transports, le déplacement et la production de biens – mais sans que l’on disposât du cadre politique apte à accompagner de tels changements. En conséquence, l’ordre mondial de Vienne dura un petit siècle puis s’effondra dans la guerre. La Première Guerre Mondiale, terrible et sanglante, qui, pour n’avoir duré que quatre années, détruisit néanmoins ce qu’il pouvait rester à un monde nourri de souvenirs glorieux du passé des certitudes qu’il avait héritées des jours de sa création par les puissances qui avaient vaincu l’Empire français. Comme le Français Paul Valéry l’a dit après la fin de la Première Guerre Mondiale, « &lt;i&gt;Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles&lt;/i&gt; ».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="color: rgb(0, 0, 0); text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;Après que Woodrow Wilson, Président des Etats-Unis, eut créé la Société des Nations en 1919, désireux de résoudre les litiges par la négociation et la diplomatie en lieu et place de la guerre, ce fut la montée du fascisme à travers l’Europe, en partie à cause de Wilson lui-même et de son « principe des nationalités » selon lequel chaque ethnie européenne avait droit à un Etat qui lui soit propre ou à être rattachée à sa terre d’origine, principe qui servit surtout les aspirations nationalistes en Italie et en Allemagne. Vingt ans seulement après que le Traité de Versailles avait mis fin à « la guerre qui met fin à toutes les guerres », une fois encore, c’était la guerre. La Seconde Guerre Mondiale, marquée par les atrocités massives commises par l’Allemagne nazie, par son allié japonais impérial dans le Pacifique et par leurs collaborateurs en Europe et en Asie. Au sommet de ces atrocités, l’on trouve bien sûr l’Holocauste juif en Europe, lequel a coûté la vie à plus de six millions d’innocents. Ayant pris conscience que seule une forte alliance de toutes les nations contre le fascisme permettrait à la démocratie de triompher au bout du compte, Franklin D. Roosevelt, Président des Etats-Unis, regroupa celles-ci en un front commun auquel il donna le nom de « Nations Unies ». En juin 1945, la Conférence de San Francisco engendra une nouvelle organisation mondiale destinée à remplacer la Société des Nations, une organisation mondiale qui prendrait tout naturellement le nom que souhaitait pour elle son concepteur, le désormais défunt Roosevelt – l’Organisation des Nations Unies (ONU).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="color: rgb(0, 0, 0); text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;En ratifiant la Charte des Nations Unies, les Etats membres fondateurs s’engageaient à œuvrer « &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=""&gt;en développant et en encourageant le respect des Droits de l’Homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinctions de race, de sexe, de langue ou de religion&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt; », là où la Société des Nations, obsédée par la seule résolution des conflits, avait pratiquement laissé les Droits de l’Homme à la porte en rédigeant son Pacte. Cette fois, en revanche, il était clair que, sans une reconnaissance politique formelle non seulement des Etats mais aussi des individus, aucune paix durable n’était envisageable, d’autant que le Président des Etats-Unis, Harry Truman, était déterminé à montrer à son homologue soviétique, Joseph Staline, que jamais il ne renoncerait à son profit au leadership mondial qui était le sien, et que, dès lors, une Troisième Guerre Mondiale, plus encore, une guerre &lt;i&gt;nucléaire&lt;/i&gt;, pouvait éclater à tout moment.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="color: rgb(0, 0, 0); text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;C’est à cette époque que Robert Soulage, dit Sarrazac, créa le Front humain des Citoyens du Monde en France, bien que ce soit un autre homme qui, en 1948, allait attirer l’attention du monde en brandissant l’idée de Citoyenneté Mondiale – Garry Davis, ancien pilote de bombardier dans l’U. S. Air Force, lequel s’était rendu à Paris pour renoncer à sa nationalité américaine et devenir un « Citoyen du Monde », ayant demandé sans succès « l’asile politique mondial » à l’ONU, dont le Palais de Chaillot abritait alors l’Assemblée générale, mais ayant réussi à placer la Citoyenneté Mondiale sur l’échiquier politique de l’après-guerre, ne serait-ce que pour un court instant.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="color: rgb(0, 0, 0); text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;Durant cette session de l’Assemblée générale, l’individu obtint bel et bien sa reconnaissance politique, comme Davis et d’autres l’avaient voulu. Le 10 décembre, l’Assemblée générale adopta la &lt;b&gt;&lt;i&gt;Déclaration universelle des Droits de l’Homme&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;, texte fondateur de l’ensemble du droit international des Droits de l’Homme d’aujourd’hui. Dès cet instant, Davis allait baser tout son discours et toute son action politique sur ce texte consacré par l’ONU – tout en rejetant paradoxalement l’ONU dans son entier, la considérant « fictive » et du fait illégitime. Globalement, une rhétorique ambiguë et une tendance à vouloir par trop personnifier l’ensemble de son combat, au lieu d’en faire un mouvement de masse comme le souhaitaient pour leur part les disciples de Sarrazac au Registre international des Citoyens du Monde, ont par la suite enfermé Davis dans un rôle au mieux symbolique dans la politique mondiale.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="color: rgb(0, 0, 0); text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;En ce qui concerne le Registre international des Citoyens du Monde, créé par Davis et Sarrazac en 1949, bien qu’il ait survécu au départ de Davis sous la direction rassurante d’un couple de membres de la première heure, Guy et Renée Marchand, son audience demeura confidentielle. Souhaitant avant tout et surtout promouvoir la création d’institutions mondiales basées sur les citoyens, lesquelles auraient pour finalité de remplacer l’ONU, mais paraissant incapable de s’adapter au changement politique mondial de l’après-guerre froide, le Registre des Citoyens du Monde, comme il fut rebaptisé en 2000, arbora après la disparition des époux Marchand, respectivement en 1993 et 2002, un nouveau visage qui le rapprochait du catholicisme social. Son discours se reporta sur le tiers-mondisme classique et son fonctionnement interne se fit plus conservateur, grossièrement calqué sur celui des administrations françaises. Dans la rhétorique moderne du Registre, les Droits de l’Homme ont autant – ou aussi peu, c’est selon – d’importance qu’un quelconque autre sujet, qu’il s’agisse de l’environnement, de la pauvreté, des armes nucléaires ou autre. Le résultat en est que rien de réellement positif n’est fait pour les Droits de l’Homme au sein de la vieille école relookée.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="color: rgb(0, 0, 0); text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;Une seule organisation dont le nom comprend l’expression « Citoyens du Monde » peut revendiquer une véritable pertinence en matière de Droits de l’Homme tels qu’ils sont consacrés par les nombreux instruments internationaux adoptés dans la foulée de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme. Créée en 1975, l’&lt;i&gt;Association of World Citizens&lt;/i&gt; (Association des Citoyens du Monde; AWC), basée à San Francisco, est « &lt;i&gt;engagée corps et âme&lt;/i&gt; » en faveur de l’Organisation mondiale, selon les mots mêmes de son Président, Douglas Mattern. Se voulant clairement une organisation non-gouvernementale (ONG), et non un gouvernement mondial ou une autorité mondiale alternative, l’AWC jouit du Statut Consultatif auprès de l’ONU; de ce fait, elle est représentée depuis le départ à l’Office des Nations Unies à Genève, lequel abrite, entre autres, la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU, aujourd’hui devenue le Conseil des Droits de l’Homme. Dirigée par le Professeur René Wadlow, anciennement de l’Institut du Développement de l’Université de Genève, la délégation de l’AWC au Palais des Nations a souvent joué un rôle crucial dans la résolution de litiges liés aux Droits de l’Homme au sein de l’institution mondiale.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="color: rgb(0, 0, 0); text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;En 1983, alors que la rhétorique enflammée du temps de la Guerre Froide était à son apogée, les « ultras » étant au pouvoir aux Etats-Unis comme en Union soviétique, la diplomatie informelle telle que pratiquée par les ONG apparaissait plus utopique et irréaliste que jamais. Sur le front diplomatique officiel, c’était l’année où la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU avait créé un Groupe de Travail spécial sur les Populations indigènes au sein de la Sous-Commission sur la Prévention de la Discrimination et la Protection des Minorités. A cette époque, une « population indigène », ce n’était guère plus aux yeux des diplomates qui avaient créé le Groupe de Travail que les Indiens des Amériques du Nord et du Sud qui étaient présents avant l’arrivée des Européens, ou encore les Aborigènes d’Australie et de Nouvelle-Zélande.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="color: rgb(0, 0, 0); text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;L’équipe de l’AWC avait alors entrepris un important travail en vue de la protection des tribus des collines du Chittagong Hill Tracts au Bangladesh, dont certaines avaient fui vers le nord-est de l’Inde pour échapper aux violences locales. Lorsque le Professeur Wadlow a soulevé la question pour la première fois au sein du Groupe de Travail, les représentants du Bangladesh comme de l’Inde y ont émis une objection, arguant que les tribus des collines n’étaient pas réellement « indigènes », position qui avait également reçu le soutien des représentants de la Thaïlande. En fait, toutes les tribus des collines proviennent au départ du Tibet et du sud de la Chine, s’étant disséminées à travers les trois Etats d’Indochine – Thaïlande, Birmanie et Bangladesh – et dans le nord de l’Inde tout au long du dernier millénaire. Ainsi s’accorde-t-on à dire que les tribus des collines ne sont effectivement pas « indigènes » au sens où elles sont arrivées par vagues successives de migration.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="color: rgb(0, 0, 0); text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;Toutefois, comme le fit remarquer en 1984 l’équipe de l’AWC, le seul instrument de l’ONU relatif à la condition des peuples indigènes était la Convention N° 107 de l’Organisation internationale du Travail, laquelle avait été signée tant par le Bangladesh que par l’Inde, et dans cette Convention, il est bel et bien question de « &lt;i&gt;peuple indigène et tribal&lt;/i&gt; ». Si les tribus du Chittagong Hill Tracts ne sont pas indigènes, toutes les tribus des collines ont en revanche conservé une structure de type tribal, une forme d’utilisation collective de la terre et une pratique courante de l’agriculture sur brûlis. En conséquence, les diplomates indiens et bangladais durent bien accepter d’inclure les tribus des collines dans les discussions du Groupe de Travail. Par après, le Groupe de Travail devint un outil essentiel au traitement de la question du Chittagong Hill Tracts, ses travaux ayant abouti plus tard à un cessez-le-feu et au retour des réfugiés d’Inde et du Bangladesh. Ce n’était pas là une mince réussite pour une ONG prise sous les feux croisés diplomatiques de la Guerre Froide, comme le fut l’ONU elle-même pendant quarante-cinq ans. Et encore, il ne s’agit là que d’un seul exemple.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="color: rgb(0, 0, 0); text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;Même si les Droits de l’Homme ont toujours été une préoccupation de premier plan pour l’équipe de l’AWC à Genève, l’effort s’est encore accru en septembre 2005, lorsqu’un &lt;i&gt;Bureau de Presse&lt;/i&gt; a été créé au sein du Bureau de Genève, dirigé par un &lt;i&gt;Officier de Presse&lt;/i&gt; nouvellement nommé et dont il se trouve que, contrairement à ce que son titre laisse entendre, il était actif en tant que Défenseur des Droits de l’Homme de niveau international depuis onze ans. Il s’agissait de moi.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="color: rgb(0, 0, 0); text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;Depuis 2005, nous avons approché les gouvernements de quelques 150 Etats Membres de l’ONU, soulevant nos préoccupations quant à des violations des Droits de l’Homme ou appelant ces gouvernements à coopérer avec nous sur des questions urgentes revêtant une importance d’envergure mondiale :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="color: rgb(0, 0, 0); text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=""&gt;– Des classiques des Droits de l’Homme :&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt; Liberté d’opinion et d’expression ; liberté de conscience et de religion ; liberté de réunion et d’association non-violentes ; discriminations ethnique, religieuse et autres ; torture et mauvais traitements ; peine de mort.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="color: rgb(0, 0, 0); text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=""&gt;– L’héritage de la fin de la Guerre Froide :&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt; Crimes de guerre et crimes contre l’humanité ; réfugiés et législation portant droit d’asile ; enfants-soldats ; défense des Défenseurs des Droits de l’Homme ; ratification universelle du Statut de Rome de la Cour Pénale Internationale.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="color: rgb(0, 0, 0); text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=""&gt;– Mise en lumière du côté sombre de la mondialisation :&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt; Non-respect du droit à l’éducation, à un emploi décent (par opposition notamment à l’esclavage moderne), à l’alimentation, à la santé et à un logement décent ; et les droits des femmes, préoccupation de premier plan pour qui se soucie du « &lt;i&gt;monde entier&lt;/i&gt; » et de « &lt;i&gt;tous ses habitants&lt;/i&gt; » d’aujourd’hui.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="color: rgb(0, 0, 0); text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;Comme nous l’avons démontré, les Droits de l’Homme sont toujours mieux défendus lorsqu’ils font partie d’un projet de révolte, ce bien que les soulèvements armés du passé aient fait place avec les années au militantisme non-violent des ONG, non dans une moindre mesure grâce au travail de grandes organisations telles qu’Amnesty International, Human Rights Watch et la Fédération internationale des Droits de l’Homme, pour ne citer qu’elles. Penser que les Etats-nations s’accorderont sur, et par conséquent obéiront, à des normes de Droits de l’Homme par le seul biais de la diplomatie classique consiste au mieux à prendre ses désirs pour des réalités, et il est douteux qu’il en soit jamais autrement sur ce point.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="color: rgb(0, 0, 0); text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;Se tenant au carrefour de la défense des Droits de l’Homme au sens traditionnel, de la diplomatie informelle et du militantisme politique des Citoyens du Monde, le Bureau de Représentation de l’AWC auprès de l’Office des Nations Unies à Genève se trouve à tout instant en position de franc-tireur de la révolte. « &lt;i&gt;La lutte pour les Droits de l’Homme est un combat politique&lt;/i&gt; », déclare le Professeur Wadlow. C’en est bien un, et la politique en question est bel et bien celle de la révolte, comme cela a été le cas de tous temps. Autrement, pourquoi le Préambule de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme lui-même stipulerait-il qu’ « &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;[Il]&lt;i&gt; est essentiel que les Droits de l'Homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression&lt;/i&gt; » ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="color: rgb(0, 0, 0); text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;En tout état de cause, la révolte est en marche, en suprême recours contre la tyrannie et l’oppression, une révolte qui porte le nom de défense des Droits de l’Homme. Dans notre cas, au Bureau de Représentation de l’AWC auprès de l’Office des Nations Unies à Genève, il s’agit d’une révolte silencieuse, utilisant les voies de la diplomatie et la langue de la politique pour promouvoir une seule cause – celle de l’humanité, la plus grande qui soit, là où nos interlocuteurs ne défendent en tout et pour tout qu’un seul pays à la fois. L’un des épisodes les plus célèbres des événements de 1948 qui ont donné naissance au mouvement Citoyen du Monde est l’interruption par Garry Davis, Robert Sarrazac et d’autres avec eux de l’Assemblée générale de l’ONU, afin d’y prononcer une courte allocution appelant à un gouvernement mondial – la « Déclaration d’Oran », ainsi nommée en l’honneur de son auteur, Albert Camus, le célèbre écrivain français natif de ce qui était alors l’Algérie française. Quelques instants avant que Davis ne commence à parler, une voix dans le public cria : « &lt;i&gt;Et maintenant, la parole est au peuple du monde !&lt;/i&gt; ». A travers l’AWC, le peuple du monde a la parole à l’ONU depuis trente-cinq ans, et la céder aux Etats-nations est une chose que nous ne sommes pas près de faire.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="color: rgb(0, 0, 0); text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="color: rgb(0, 0, 0); text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="text-indent: 35.4pt; color: rgb(0, 0, 0); text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="text-indent: 35.4pt; color: rgb(0, 0, 0); text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="color: rgb(0, 0, 0); text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="color: rgb(0, 0, 0); text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="color: rgb(0, 0, 0); text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="color: rgb(0, 0, 0); text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="color: rgb(0, 0, 0); text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="color: rgb(0, 0, 0); text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="color: rgb(0, 0, 0); text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="color: rgb(0, 0, 0); text-align: justify;font-family:times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);font-family:times new roman;font-size:85%;"  &gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=""&gt;Bernard Henry est Officier de Presse du Bureau de Représentation auprès de l’ONU à Genève et Directeur Général de la Division espérantiste de l’Association of World Citizens.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;color:black;"  &gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2555036055132654824-1277668777200846401?l=bjhworldcitizen.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bjhworldcitizen.blogspot.com/feeds/1277668777200846401/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bjhworldcitizen.blogspot.com/2010/06/normal-0-21-false-false-false-fr-x-none.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2555036055132654824/posts/default/1277668777200846401'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2555036055132654824/posts/default/1277668777200846401'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bjhworldcitizen.blogspot.com/2010/06/normal-0-21-false-false-false-fr-x-none.html' title='Les Citoyens du Monde et les Droits de l’Homme: La révolte silencieuse'/><author><name>Bernard Henry</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04993290841255680072</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_mMAq3CPkYkM/TCoHOyP42TI/AAAAAAAAACQ/GJ4s4xApAV0/S220/Profil+France+24.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2555036055132654824.post-6886463986719900543</id><published>2008-12-21T16:12:00.002+01:00</published><updated>2008-12-21T16:15:02.633+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='femmes'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Iran'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Droits de l&apos;Homme'/><title type='text'>La police iranienne ferme les bureaux du prix Nobel de la paix Shirin Ebadi</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Publié le 21/12/2008 à 14:28 - Modifié le 21/12/2008 à 15:18 AFP&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;La police iranienne ferme les bureaux du prix Nobel de la paix Shirin Ebadi&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;La police iranienne a fermé dimanche les bureaux du Cercle des défenseurs des droits de l'homme, dirigé par le prix Nobel de la paix 2003, Shirin Ebadi, ce qui marque un durcissement du pouvoir à l'égard des organisations de défense des droits de l'homme.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;"Des policiers en uniforme et en civil sont actuellement dans nos locaux et font un état des lieux. Ils ont fermé nos bureaux", a annoncé dimanche après-midi à l'AFP la vice-présidente du groupe, Narghes Mohammadi.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;"La fermeture de nos bureaux sans ordre judiciaire est un acte illégal et nous allons protester", a déclaré pour sa part à l'AFP Shirin Ebadi, qui se trouvait dans les locaux au moment de l'intervention policière.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;"Il est évident que cet acte n'est pas un message positif pour les activistes des droits de l'Homme, mais nous allons faire notre devoir quelles que soient les circonstances", a-t-elle poursuivi.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Les policiers n'ont donné aucun motif pour la fermeture des bureaux du groupe.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Les policiers, qui avaient bouclé le quartier, ont demandé aux membres de l'association d'"évacuer les lieux sans résistance".&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Mme Mohammadi a déploré n'avoir "d'autres choix que de quitter les lieux" et a assuré que "des hommes en civil avaient insulté des membres du groupe". Des dizaines de membres des forces de l'ordre se trouvaient devant les locaux, selon elle.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Cette intervention de la police a eu lieu alors que le Cercle devait organiser une cérémonie pour le 60ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Elle marque un net durcissement du pouvoir contre les militants des droits de l'Homme.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Le 10 décembre dernier, une militante iranienne des droits de l'Homme, Nasrine Sotoudeh, a été empêchée par les autorités de se rendre un Italie pour y recevoir le prix d'une ONG italienne. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Son passeport avait été confisqué.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Ces derniers mois, plusieurs militantes féministes ont également été condamnées à des peines de prison pour avoir réclamé l'égalité des droits entre hommes et femmes.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Le Cercle des défenseurs des droits de l'Homme a été fondé par un groupe d'avocats, dont Shirin Ebadi, lauréate du prix Nobel de la paix 2003. Ce groupe a dénoncé ces derniers mois l'aggravation de la situation des droits de l'Homme dans le pays.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Il a déploré la multiplication des peines capitales, notamment contre les mineurs ayant commis un crime avant l'âge de 18 ans.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Le Cercle a également critiqué début novembre le nouveau code pénal iranien qui ignore, selon ce groupe, les droits des femmes et se fonde sur une interprétation "incorrecte" de l'islam.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Depuis 2003, Mme Ebadi a reçu à plusieurs reprises des menaces de mort à cause de ses activités en faveur des droits de l'Homme.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;En avril dernier, elle avait reçue de nouvelles menaces lui demandant de "tenir sa langue". Le président Mahmoud Ahmadinejad avait alors ordonné une protection policière pour Mme Ebadi et une enquête.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;En 1974, celle-ci est devenue la première femme juge du pays, mais après la révolution islamique de 1979, le nouveau pouvoir a décidé de ne pas autoriser les femmes à diriger les tribunaux.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Mme Ebadi a alors poursuivi ses activités en faveur des droits de l'Homme, des droits des femmes et des enfants.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Elle a notamment défendu la famille de la photo-journaliste irano-canadienne Zahra Kazemi, tuée en prison en 2003 après avoir reçu un coup à la tête.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2555036055132654824-6886463986719900543?l=bjhworldcitizen.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bjhworldcitizen.blogspot.com/feeds/6886463986719900543/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bjhworldcitizen.blogspot.com/2008/12/la-police-iranienne-ferme-les-bureaux.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2555036055132654824/posts/default/6886463986719900543'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2555036055132654824/posts/default/6886463986719900543'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bjhworldcitizen.blogspot.com/2008/12/la-police-iranienne-ferme-les-bureaux.html' title='La police iranienne ferme les bureaux du prix Nobel de la paix Shirin Ebadi'/><author><name>Bernard Henry</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04993290841255680072</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_mMAq3CPkYkM/TCoHOyP42TI/AAAAAAAAACQ/GJ4s4xApAV0/S220/Profil+France+24.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2555036055132654824.post-4677859523300586701</id><published>2008-12-21T00:07:00.004+01:00</published><updated>2008-12-21T00:11:57.737+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='migrants'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Droits de l&apos;Homme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Amnesty'/><title type='text'>France : les images d'un centre de rétention révèlent les mauvais traitements infligés aux migrants</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;(Source: &lt;a href="http://www.amnesty.org/fr"&gt;www.amnesty.org/fr&lt;/a&gt;)&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;18 décembre 2008 &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Des hommes, des femmes, des enfants et des nourrissons s’entassent sur des matelas dans des cellules surpeuplées. Les toilettes débordent et il y a de la nourriture éparpillée partout dans la cuisine. Des enfants fouillent dans les poubelles. Des sacs de déchets jaunes sont empilés juste à côté de la porte d’entrée, laissant augurer de graves problèmes sanitaires dans un endroit où l'on ne voit rien qui ressemble à une structure médicale digne de ce nom. Les conditions dans le centre constituent de fait un traitement cruel et dégradant.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Telle est la réalité que l’on découvre sur les photos et la vidéo qui ont été envoyées anonymement à un organe de la presse française et à Amnesty International. Ces images révèlent les mauvais traitements infligés aux migrants en situation irrégulière dans un pays de l’Union européenne, alors même que les organes politiques de celle-ci ont autorisé la détention prolongée de ces personnes.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La vidéo a été tournée au centre de rétention de Pamandzi, à Mayotte, collectivité d’outre-mer française située entre Madagascar et le nord du Mozambique.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La capacité de 60 places est régulièrement dépassée et le centre a accueilli jusqu'à 220 personnes. Aucun espace spécifique n’est réservé aux familles et rien n’est prévu pour les enfants (pas de tables à langer, ni de lits pour bébé, ni de jeux).&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La France n’est pas le seul pays dans lequel les migrants sont maltraités. En Grèce, 160 enfants étrangers non accompagnés sont détenus au centre de Pagani, sur l'île de Lesbos, dans des conditions inhumaines et dégradantes.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ils sont entassés dans des pièces surpeuplées, où ils ne sont pas au sec et dorment à même le sol. Ils ne sont autorisés à sortir qu'en de très rares occasions et ne peuvent s’entretenir facilement avec un avocat.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dans de nombreux domaines, l’Union européenne veille à ce que la législation et les politiques mises en œuvre par les États membres soient conformes aux normes relatives aux droits humains. Sur la question de l’immigration, toutefois, l’Union est davantage une partie du problème qu’une partie de la solution, d’où l’expression d’«&lt;em&gt;Europe forteresse&lt;/em&gt;».&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le 9 décembre 2008, le Conseil des ministres de l’Union a adopté une directive qui autorise la rétention des étrangers en instance d’éloignement pour une durée pouvant atteindre dix-huit mois. Le but de cette directive est manifestement de freiner les flux migratoires à destination de l’Europe.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;«&lt;em&gt;Dix-huit mois, c’est une durée excessive, disproportionnée et inacceptable, qui ne peut constituer une norme européenne commune&lt;/em&gt;, a déclaré Sherif Elsayed-Ali, responsable des droits des migrants et des réfugiés au sein d’Amnesty International. &lt;em&gt;Le droit international prévoit que la détention pour des raisons liées à l’immigration ne doit être utilisée qu’en dernier recours et pour une durée aussi brève que possible. Elle ne doit être ni prolongée ni indéfinie. Amnesty International a la ferme conviction que les mineurs non accompagnés ne doivent en aucun cas être placés en détention.&lt;/em&gt;»&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L’application de la directive pourrait entraîner un recours plus important à la détention prolongée dans l'Union européenne, dont certains États membres – par exemple l'Irlande et l’Espagne – prévoient des périodes maximales de détention d’une durée bien plus courte.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le gouvernement néerlandais a d’ores et déjà annoncé qu’il appliquerait cette durée maximale de dix-huit mois, tandis que l’Italie envisage de relever la période légale de détention de soixante jours à dix-huit mois. Avant cela, seuls deux États, Malte et l’Allemagne, autorisaient une limite de dix-huit mois. En Lettonie, la durée maximale de détention reste fixée à vingt mois.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Aux Pays-Bas, la durée de la détention est variable, et inférieure à trois mois la plupart du temps. Toutefois, sur les 20 000 personnes détenues entre 2004 et 2007, environ 11% l’auraient été pour une période comprise entre six et neuf mois, et 10% ont passé plus de neuf mois en détention, par exemple lorsqu’elles étaient considérées comme des «&lt;em&gt;étrangers indésirables&lt;/em&gt;» ou que leur identité ou nationalité était sujette à caution.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;«&lt;em&gt;Les États membres de l’Union européenne doivent respecter les droits des migrants, quels que soient leur situation au regard de la loi, leur nationalité ou le lieu où ils sont détenus, a déclaré Amnesty International. Ils doivent notamment veiller à ce que le placement en détention ne soit utilisé qu’en dernier recours, et que les personnes retenues soient traitées avec humanité.&lt;/em&gt;» &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/feature-stories/french-detention-centre-highlights-mistreatment-migrants-2008121"&gt;http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/feature-stories/french-detention-centre-highlights-mistreatment-migrants-2008121&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2555036055132654824-4677859523300586701?l=bjhworldcitizen.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bjhworldcitizen.blogspot.com/feeds/4677859523300586701/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bjhworldcitizen.blogspot.com/2008/12/france-les-images-dun-centre-de.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2555036055132654824/posts/default/4677859523300586701'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2555036055132654824/posts/default/4677859523300586701'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bjhworldcitizen.blogspot.com/2008/12/france-les-images-dun-centre-de.html' title='France : les images d&apos;un centre de rétention révèlent les mauvais traitements infligés aux migrants'/><author><name>Bernard Henry</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04993290841255680072</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_mMAq3CPkYkM/TCoHOyP42TI/AAAAAAAAACQ/GJ4s4xApAV0/S220/Profil+France+24.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2555036055132654824.post-3424590825065460271</id><published>2008-12-20T23:58:00.001+01:00</published><updated>2008-12-21T00:00:35.041+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='femmes'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Iran'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Droits de l&apos;Homme'/><title type='text'>Intervention musclée de la Fashion police iranienne (France 24)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Cette vidéo a été prise avec un portable à un rond point de Birjand, une ville de l'est du pays. On y voit - on y entend, surtout - l'arrestation de deux femmes par la police. Le motif : elles laissent trop de cheveux dépasser de leur voile. La police est chargée de protéger et d'appliquer les principes de la culture islamique traditionnelle au sein de la société iranienne. Ses agents peuvent interpeller toute personne se comportant de manière « inappropriée ». Par exemple, un couple qui se tient par la main, ou une jeune fille trop maquillée à leur goût. Nombreuses sont celles qui résistent, comme les femmes que l'on entend sur la vidéo. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://observers.france24.com/fr/content/intervention_musclee_de_la_fashion_police_iranienne"&gt;http://observers.france24.com/fr/content/intervention_musclee_de_la_fashion_police_iranienne&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2555036055132654824-3424590825065460271?l=bjhworldcitizen.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bjhworldcitizen.blogspot.com/feeds/3424590825065460271/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bjhworldcitizen.blogspot.com/2008/12/intervention-muscle-de-la-fashion.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2555036055132654824/posts/default/3424590825065460271'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2555036055132654824/posts/default/3424590825065460271'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bjhworldcitizen.blogspot.com/2008/12/intervention-muscle-de-la-fashion.html' title='Intervention musclée de la Fashion police iranienne (France 24)'/><author><name>Bernard Henry</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04993290841255680072</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_mMAq3CPkYkM/TCoHOyP42TI/AAAAAAAAACQ/GJ4s4xApAV0/S220/Profil+France+24.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2555036055132654824.post-3212863976764492228</id><published>2008-12-19T23:29:00.001+01:00</published><updated>2008-12-19T23:30:46.110+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='réfugiés'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Brice Hortefeux'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='droit d&apos;asile'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Droits de l&apos;Homme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Amnesty'/><title type='text'>Lettre ouverte d'Amnesty International France à Brice Hortefeux</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.amnesty.fr/var/amnesty/storage/fckeditor/File/sf08e142ref_18nov2008.pdf"&gt;http://www.amnesty.fr/var/amnesty/storage/fckeditor/File/sf08e142ref_18nov2008.pdf&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2555036055132654824-3212863976764492228?l=bjhworldcitizen.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bjhworldcitizen.blogspot.com/feeds/3212863976764492228/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bjhworldcitizen.blogspot.com/2008/12/lettre-ouverte-damnesty-international.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2555036055132654824/posts/default/3212863976764492228'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2555036055132654824/posts/default/3212863976764492228'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bjhworldcitizen.blogspot.com/2008/12/lettre-ouverte-damnesty-international.html' title='Lettre ouverte d&apos;Amnesty International France à Brice Hortefeux'/><author><name>Bernard Henry</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04993290841255680072</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_mMAq3CPkYkM/TCoHOyP42TI/AAAAAAAAACQ/GJ4s4xApAV0/S220/Profil+France+24.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2555036055132654824.post-8381489899542257757</id><published>2008-12-18T23:00:00.002+01:00</published><updated>2008-12-18T23:05:06.203+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='droit d&apos;asile'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Droits de l&apos;Homme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Amnesty'/><title type='text'>Pétition d'Amnesty International pour le respect des travailleurs migrants</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;La France doit ratifier la convention sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Adoptée il y a 18 années par l’Assemblée générale de l’ONU, la Convention sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille est entrée en vigueur il y a 5 ans. A ce jour, seuls 30 États l’ont signée et 39 l’ont ratifiée, la plupart d’entre eux étant des pays d’origine des migrants. Aucun Etat de l’Union Européenne ne l’a signée ni ratifiée et pour les autorités françaises la ratification de cette convention n’est pas à l’ordre du jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;AGISSEZ&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Demandez au ministre des Affaires étrangères la ratification de la Convention sur les droits des travailleurs migrants&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;SIGNEZ LA PETITION EN LIGNE D'AMNESTY INTERNATIONAL:&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.amnesty.fr/index.php/amnesty/s_informer/actualites/la_france_doit_ratifier_la_convention_sur_la_protection_des_droits_des_travailleurs_migrants"&gt;http://www.amnesty.fr/index.php/amnesty/s_informer/actualites/la_france_doit_ratifier_la_convention_sur_la_protection_des_droits_des_travailleurs_migrants&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2555036055132654824-8381489899542257757?l=bjhworldcitizen.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bjhworldcitizen.blogspot.com/feeds/8381489899542257757/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bjhworldcitizen.blogspot.com/2008/12/ptition-damnesty-international-pour-le.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2555036055132654824/posts/default/8381489899542257757'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2555036055132654824/posts/default/8381489899542257757'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bjhworldcitizen.blogspot.com/2008/12/ptition-damnesty-international-pour-le.html' title='Pétition d&apos;Amnesty International pour le respect des travailleurs migrants'/><author><name>Bernard Henry</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04993290841255680072</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_mMAq3CPkYkM/TCoHOyP42TI/AAAAAAAAACQ/GJ4s4xApAV0/S220/Profil+France+24.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2555036055132654824.post-6833090746240911683</id><published>2008-12-12T10:11:00.003+01:00</published><updated>2008-12-12T10:12:33.001+01:00</updated><title type='text'>Donald Rumsfeld jugé responsable des sévices commis à Abou Ghraïb par des sénateurs américains</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Donald Rumsfeld jugé responsable des sévices commis à Abou Ghraïb par des sénateurs américains&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;LEMONDE.FR avec AFP, AP et Reuters  12.12.08  08h51  •  Mis à jour le 12.12.08  09h41&lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Un rapport de la commission des forces armées du Sénat américain, dont les conclusions ont été publiées jeudi 11 décembre, estime que la responsabilité des sévices infligés à des détenus au sein de la prison d'Abou Ghraib, en Irak, et de Guantanamo, à Cuba, incombe pour l'essentiel à l'ancien secrétaire à la défense, Donald Rumsfeld, et à d'autres hauts fonctionnaires de l'administration Bush.&lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ce rapport, dont une grande partie reste classée secret-défense, est le résultat d'une enquête de près de deux ans. Il établit un lien direct entre la politique mise en œuvre par George Bush dans sa "guerre contre le terrorisme" après les attaques du 11 septembre 2001 sur le sol américain (détentions facilitées, évolution des méthodes d'interrogatoire, notes internes sur l'usage légal de la torture ) avec les abus constatés dans les prisons étatsuniennes révélées notamment par des photographies montrant des détenus dans des positions dégradantes sous le regard moqueur de militaires américains. Les sénateurs dédouanent par ailleurs les soldats auteurs des exactions. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;"Le message des hauts responsables était clair ; il était acceptable d'utiliser des techniques abusives et dégradantes contre les détenus" a expliqué le démocrate Carl Levin, président de la commission, qui a diffusé jeudi une version résumée du rapport aux côtés de son collègue républicain John McCain, ex-candidat à la présidentielle de novembre.&lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;RUMSFELD A AUTORISÉ LES MÉTHODES AGRESSIVES&lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ainsi Donald Rumsfeld est tenu pour responsable dans la mesure où il a autorisé, le 2 décembre 2002, les geôliers du centre pénitentiaire de Guantanamo, sur l'île de Cuba, à recourir à des méthodes d'interrogatoire musclées. "L'accord de Rumsfeld pour le recours à des techniques d'interrogatoire agressives à la base de Guantanamo a été une cause directe pour que des détenus subissent de mauvais traitements là-bas" et "a influencé et contribué à l'emploi de techniques menant à de mauvais traitements (...) en Afghanistan et en Irak", peut-on lire dans le rapport. Cette autorisation a été retirée six semaines plus tard, mais a continué à faire son chemin au sein de l'armée américaine.&lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La commission sénatoriale conclut que ces techniques d'interrogatoire agressives (mises à nue, maintien dans des positions douloureuses, privations de sommeil, et jusqu'en 2003 simulacres de noyades) utilisées par la CIA et les militaires américains ont été directement adaptées des techniques d'entraînement utilisées pour préparer les membres des forces spéciales à résister aux interrogatoires d'ennemis qui tortureraient et commettraient des abus sur les prisonniers. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Elle indique par ailleurs que de hauts responsables de l'administration, dont Condoleezza Rice, ex-conseillère à la sécurité nationale, devenue ensuite secrétaire d'Etat, ont participé à des réunions sur les techniques d'interrogatoires endurcis dès le printemps 2002. "Cette politique allait dans le mauvais sens et ne devra jamais être remise à l'œuvre" a conclu, sans appel, John McCain.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2555036055132654824-6833090746240911683?l=bjhworldcitizen.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bjhworldcitizen.blogspot.com/feeds/6833090746240911683/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bjhworldcitizen.blogspot.com/2008/12/donald-rumsfeld-jug-responsable-des.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2555036055132654824/posts/default/6833090746240911683'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2555036055132654824/posts/default/6833090746240911683'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bjhworldcitizen.blogspot.com/2008/12/donald-rumsfeld-jug-responsable-des.html' title='Donald Rumsfeld jugé responsable des sévices commis à Abou Ghraïb par des sénateurs américains'/><author><name>Bernard Henry</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04993290841255680072</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_mMAq3CPkYkM/TCoHOyP42TI/AAAAAAAAACQ/GJ4s4xApAV0/S220/Profil+France+24.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2555036055132654824.post-923574137535112652</id><published>2008-12-11T17:23:00.000+01:00</published><updated>2008-12-11T17:25:21.093+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ONU'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='homosexualité'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rama Yade'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Droits de l&apos;Homme'/><title type='text'>Homosexualité: Rama Yade à l'ONU pour la déclaration sur la dépénalisation</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Homosexualité: Rama Yade à l'ONU pour la déclaration sur la dépénalisation&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;11/12/2008-[16:21] - AFP&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;PARIS, 11 déc 2008 (AFP) - La secrétaire d’Etat aux droits de l’Homme française, Rama Yade, se rendra au siège de l’ONU la semaine prochaine pour "promouvoir" un projet de déclaration sur la dépénalisation de l’homosexualité, vivement combattu par le Vatican en particulier.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;"Afin de promouvoir cette déclaration, Rama Yade se rendra à New York le 18 décembre et co-présidera avec Maxime Verhagen, ministre des Affaires étrangères des Pays-Bas, un événement en marge de l’Assemblée générale, auquel s’associeront de nombreux autres pays", a déclaré jeudi le porte-parole adjoint du ministère des Affaires étrangères, Frédéric Desagneaux. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;M. Desagneaux a rappelé l’engagement de Mme Yade en faveur d’un texte "appelant à la dépénalisation universelle de l’homosexualité qui serait portée aux Nations unies lors de la présidence française du Conseil de l’Union européenne", qui s’achève à la fin de l’année. Cette initiative, qui a déjà reçu le soutien d’une soixantaine de pays, "consiste en une déclaration qui sera prononcée dans le cadre de l’Assemblée générale des Nations unies", a-il-ajouté. Le porte-parole a rappelé que l’homosexualité est passible de la peine de mort "dans au moins six pays dans le monde". Le Saint-Siège a manifesté à plusieurs reprises son hostilité à ce projet, dont le texte n’a pas encore été rendu public, assurant qu’il se heurtait aux réserves ou à l’hostilité de nombreux pays. Pour le Vatican, cette déclaration répond à l’objectif légitime de bannir la répression de l’homosexualité. Mais en condamnant les "discriminations" et les "préjugés" concernant les homosexuels, il risque à ses yeux de favoriser le mariage gay, l’adoption par des couples du même sexe ou encore la procréation assistée pour les homosexuels.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2555036055132654824-923574137535112652?l=bjhworldcitizen.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bjhworldcitizen.blogspot.com/feeds/923574137535112652/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bjhworldcitizen.blogspot.com/2008/12/homosexualit-rama-yade-lonu-pour-la.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2555036055132654824/posts/default/923574137535112652'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2555036055132654824/posts/default/923574137535112652'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bjhworldcitizen.blogspot.com/2008/12/homosexualit-rama-yade-lonu-pour-la.html' title='Homosexualité: Rama Yade à l&apos;ONU pour la déclaration sur la dépénalisation'/><author><name>Bernard Henry</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04993290841255680072</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_mMAq3CPkYkM/TCoHOyP42TI/AAAAAAAAACQ/GJ4s4xApAV0/S220/Profil+France+24.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2555036055132654824.post-5725917460744546887</id><published>2008-12-11T16:16:00.000+01:00</published><updated>2008-12-11T16:22:48.235+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='réfugiés'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='femmes'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='droit d&apos;asile'/><title type='text'>En France, plus d'asile pour les femmes craignant des violences sexuelles?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Recul de l’Etat sur la protection des femmes fuyant des mutilations génitales et des parents voulant soustraire leurs filles à ces pratiques&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis 2001 et jusqu’en juillet 2008, l’Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides (OFPRA) reconnaissait les risques encourus par certaines petites filles et jeunes femmes en cas de retour dans le pays d’origine de leurs parents. Les jeunes filles et les parents voulant se protéger ou protéger leur enfant de l’excision obtenaient le statut de réfugié car, malgré une certaine évolution des législations dans les pays concernés, ces mutilations sont toujours pratiquées par l’entourage familial, souvent au mépris de l’opposition formelle des parents. Il a fallu des années de lutte pour que cette persécution soit reconnue comme telle, dans le cadre de la Convention de Genève, par les autorités françaises. Allons nous aujourd’hui vers une remise en cause de ces acquis ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;En juillet 2008, L’OFPRA a opéré un brutal renversement de doctrine, sans explication et de manière unilatérale. Désormais l’Office différencie les demandes d’asile selon l’ancienneté et le statut du séjour en France des parents.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les petites filles sont, au mieux, protégées contre cette menace par la protection subsidiaire, mais qu’arrivera-t-il à leurs parents ? Et au reste de la fratrie ? Depuis la mise en œuvre de la nouvelle doctrine de l’OFPRA, de nombreuses familles attendent de connaître la position des préfectures au regard de leur situation administrative. Ces demandeurs d’asile rejoindront-ils le contingent des « ni expulsables – ni régularisables » ? Ou bien, en cas de reconduite dans leur pays d’origine, l’administration confiera-t-elle à l’Aide Sociale à l’Enfance les petites filles qui sont sous sa ‘protection’ ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Associations ci-dessous et signataires, appelons l’OFPRA et le Ministère de l’immigration à assumer pleinement leur devoir en appliquant la Convention de Genève pour protéger les filles menacées d’excision et leur famille.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Nous appelons également le gouvernement français à appuyer et soutenir les efforts mis en place ici et là bas afin de faire reculer ces mutilations.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Décembre 2008&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Signataires au 8 décembre 2008 : Association départementale du Mouvement Français de Planning Familial de l’Essonne, ATMF, CIMADE, COMEDE, Comité d’aide aux réfugiés, Comité montreuillois des sans papiers, Dom’Asile, Editions Chèvre-feuille étoilée, FASTI, Femmes Solidaires, Femmes de la Terre, Fédération IFAFE, GAS, GISTI, LDH, LFID, Maison des Femmes de Montreuil, Marche Mondiale des Femmes contre les Violences et la Pauvreté, Morlaix Liberté, MRAP, RAJFIRE, RESF, RESF Montreuil, RESF Paris Sud-Ouest, SOS Femmes 93, SOS Sexisme.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2555036055132654824-5725917460744546887?l=bjhworldcitizen.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bjhworldcitizen.blogspot.com/feeds/5725917460744546887/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bjhworldcitizen.blogspot.com/2008/12/en-france-plus-dasile-pour-les-femmes.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2555036055132654824/posts/default/5725917460744546887'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2555036055132654824/posts/default/5725917460744546887'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bjhworldcitizen.blogspot.com/2008/12/en-france-plus-dasile-pour-les-femmes.html' title='En France, plus d&apos;asile pour les femmes craignant des violences sexuelles?'/><author><name>Bernard Henry</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04993290841255680072</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_mMAq3CPkYkM/TCoHOyP42TI/AAAAAAAAACQ/GJ4s4xApAV0/S220/Profil+France+24.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
